Man schickt mir einige Nummern des Pariser Blattes Agent’ de Liaison Commercial zu, das sich als Organe de l’Office Commercial des Combatts et Veuves de Guerre bezeichnet.
Eine davon enthält mit der Unterschrift Jean Lépine, der auch als Chefredakteur zeichnet, einen Artikel, aus dem ich mir gestatte, die Hauptstellen hier folgen zu lassen. Es ist nach beiden Richtungen gut, daß Äußerungen dieser Art die größtmögliche Verreitung finden.
Nachdem also Jean Lépine festgestellt hat, daß man in Frankreich nicht weiß, was Luxemburg ist und was die Luxemburger sind, fährt er fort:
«Deux messieurs discutaient sur une question quelconque quand, à un certain moment, l’un d’eux s’écria à propos d’un tiers qui faisait sans doute le jeu de leur discussion: «Oh! celui-là, tu sais, c’est un Luxembourgeois!»
Ce monsieur accompagna ces paroles d’une lippe dédaigneuse et dans sa pensée il y avait certainement un mot qu’un restant de pudeur lui interdisait de prononcer, ce mot qui fait horreur à tous les Français et, disons-le tout de suite .... à tous les Luxembourgeois.
J’ai été douloureusement touché par ce petit incident qui serait minime et sans importance de la part d’un imbécile, mais qui, malheureusement, doit se reproduire fréquemment, car beaucoup de Français ont, par ignorance, une opinion inexacte du Luxembourg et de ses habitants. ........
Non! Si, dans certains milieux, on connait bien le Luxembourgeois, il en est d’autres où l’on ignore totalement l’esprit de ce pays, les mœurs de ses habitants et leur sympathie pour la France. Les conférences, les sociétés, les groupements faits justement pour essayer de rapprocher les deux peuples, ne s’adressent en général qu’aux gens connaissant déjà les liens qui pourraient unir plus étroitement les deux pays, mais la masse générale ne va pas à ces conférences où bien souvent elle s’ennuie, elle ne fait pas partie de ces sociétés parce qu’elle ne voit pas le but et elle se désintéresse complètement d’une chose qu’on ne sait pas lui présenter d’une façon aimable.
Il faudrait donc pour arriver à un résultat, que la presse française prenne à cœur de montrer à tous le rôle admirable de ce petit pays pendant la guerre, rôle qu’on ne peut mieux comparer qu’à celui de la Belgique et dont l’attitude devant l’envahisseur n’a pas été moins énergique.
Il faudrait aussi, dans nos écoles, dire aux tout petits qu’à la frontière de l’Est, il est une population qui nous aime, qui a notre esprit, nos idées, notre idéal et sur laquelle on peut compter.
Si le nombre des Luxembourgeois est faible, la proportion des volontaires qui sont venus grossir nos rangs aux heures sombres de 1914 et, si on prenait la peine de consulter le livre d’or de ceux qui sont tombés pour notre cause, on verrait encore qu’un grand nombre de Luxembourgeois sont morts en héros pour la défense d’un sol qu’ils aimaient comme le leur. ...........
Le peuple français généreux et si prompt à la reconnaissance ne demande qu’à être instruit, qu’à connaître ceux qui lui veulent du bien, pour sceller avec eux un pacte de profonde sympathie.
Nous considérons dès maintenant qu’il est de notre devoir de prendre part â cette campagne de justice et nous ferons connaitre petit à petit dans notre sphere la belle histoire du Luxembourg et des Luxembourgeois.»
Und wir werden Herrn Lépine dafür sehr dankbar sein.